Bulletin de l'Association des théâtres francophones du Canada (ATFC)
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Décembre 2009 Numéro 13
Des conditions de financement difficiles pour les théâtres
L'ATFC se penche sur les spécificités des organismes artistiques en milieu minoritaire - et les coûts afférents à cette réalité encore trop peu reconnue. Zoom donne la parole au directeur artistique sortant des Zones Théâtrales du Centre national des Arts du Canada, Paul Lefebvre, qui dresse son bilan. D'Est en Ouest, un tour d'horizon de l'actualité théâtrale et culturelle vous est aussi proposé! Bonne lecture et au plaisir de vous retrouver dans la nouvelle année!
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Des spécificités - et les coûts afférents - qui sont encore peu reconnues !
Au cours des derniers mois, alors que la récession affligeait de nombreuses communautés au pays et en raison d'un ralentissement général de l'économie, de nombreux organismes artistiques ont fait preuve, une fois de plus, de leur légendaire débrouillardise pour faire face à cette situation et en minimiser les impacts tant au sein de leurs organismes qu'auprès de leurs publics. Malgré ces efforts, nos compagnies subissent certains contrecoups, tout particulièrement dans le domaine des commandites et des dons.
Du côté des fonds publics, un récent bulletin de Hills Stratégies résumait les investissements en culture effectués par les différents paliers de gouvernement au cours de 2006/2007. Une province se démarque nettement du reste du pays et cela lui mérite une part considérable des investissements du fédéral. Il s'agit ici bien sûr du Québec où, lorsqu'on réunit les sommes investies par la province et le fédéral, l'investissement en culture totalise 268 $ par habitant, comparativement à la moyenne canadienne de 193 $. En comparaison, en Ontario, où réside pourtant 38 % de la population du pays, les investissements provincial et fédéral jumelés totalisent 162 $ par habitant.
Dans un tel contexte, l'on ne peut que saluer la détermination des organismes artistiques du Canada français ! Les compagnies membres de l'ATFC sont parmi les entreprises culturelles qui ne ménagent pas leurs efforts pour desservir leurs milieux : développement dramaturgique, créations d'oeuvres d'auteurs de chez-nous et productions d'oeuvres du répertoire, spectacles pour jeunes publics (enfance et ados) et grand public, tournées dans les écoles et les centres culturels, ateliers de perfectionnement à l'intention des artistes, écoles d'art dramatique pour enfants et adolescents, spectacles communautaires pour les amateurs, services d'ateliers, résidences et rencontres en milieu scolaire, mises en lecture, laboratoires, activités de sensibilisation et d'éducation artistique, etc.
À l'ampleur de leurs mandats d'organismes artistiques et leur rôle de chefs de file du secteur culturel au sein de la francophonie canadienne, viennent s'ajouter les contraintes et spécificités avec lesquelles les compagnies du Canada français doivent composer au quotidien :
- L'immensité des territoires à desservir : la plupart des compagnies ont un mandat provincial et, conséquemment, un volet important de tournées en régions (notons que jusqu'à 150 communautés par année sont desservies par les compagnies franco canadiennes).
- Étant donné les bassins limités de professionnels en régions, le besoin de faire appel à des ressources de l'extérieur (i.e. metteurs en scène, concepteurs, interprètes), ce qui augmente considérablement les coûts de production : pour une compagnie en région, les frais d'indemnités d'éloignement peuvent atteindre 20 000 $ et même plus au cours d'une année.
- Pour les compagnies francophones en situation minoritaire, cette réalité se traduit par la nécessaire mise en marché dans les deux langues officielles : traduction du matériel promotionnel et publicitaire, coûts de graphismes additionnels, placements publicitaires dans les médias anglophones et francophones, mise en place de représentations avec surtitrage ces dernières années, etc. Dans la même veine, notons que les conseils des arts provinciaux de certaines provinces et de nombreuses municipalités opèrent de façon unilingue, imposant aux organismes de soumettre leurs demandes en anglais ce qui nécessite, ici aussi, la traduction de documents de présentation.
- L'absence, ou l'offre limitée, de formation en théâtre (au secondaire, au postsecondaire et en formation continue) vient ajouter une autre responsabilité aux compagnies, qui se voient contraintes d'offrir des ateliers, des stages, des services de coaching et d'autres occasions de perfectionnement aux professionnels de leur région.
- Le coût de la vie, et conséquemment de la main d'oeuvre (travailleurs culturels, administration des arts, techniques de scène, etc.), est plus élevé dans plusieurs des centres urbains où résident les compagnies franco-canadiennes, comparativement à la moyenne canadienne (i.e. Vancouver, Edmonton, Toronto et Ottawa).
- Enfin, les organismes en situation minoritaire sont souvent peu appuyés par leurs gouvernements provinciaux ou municipaux (i.e. suite aux récentes coupures en culture du gouvernement provincial, la C.B. accordait une subvention annuelle de 9 500 $ (!) au Théâtre la Seizième en 2009/2010, comparativement à 25 000 $ les années précédentes).
Voilà autant d'exemples concrets qui illustrent les coûts additionnels spécifiques aux organismes artistiques francophones qui oeuvrent en situation minoritaire et souvent, de surcroît, en régions. C'est d'ailleurs ce qui explique que ces organismes bénéficient de fonds supplémentaires ou de programmes dédiés aux communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM).
Ces fonds et programmes, vitaux à l'existence même des entreprises culturelles en milieu minoritaire, rappelons-le, assurent l'accès à la production artistique et culturelle à des centaines de communautés et des milliers de citoyens canadiens de tous les âges.
Les organismes ont souvent l'impression de porter la grande part de cette énorme responsabilité, décriant l'insuffisance du financement qui leur est accordé, compte tenu de leur mandat unique au sein des CLOSM. Tous soulignent en particulier l'urgence d'accroître les ressources humaines et d'améliorer les conditions de travail des artistes et du personnel, une réalité qu'ils partagent avec l'ensemble du secteur culturel canadien.
Alors que l'année 2010 vient d'être nommée l'an II du Plan d'action économique du Canada, l'on serait en droit d'attendre quelques mesures visant le secteur culturel, un secteur parmi les plus performants au Canada. À ce chapitre, l'ATFC réitère et appuie la demande de la Coalition canadienne des arts, soit un financement accru du Conseil des Arts du Canada, portant son budget annuel de 180 M $ à 300 M $.
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L'ATFC remercie chaleureusement Paul Lefebvre !
Suite à l'annonce récente du Centre national des Arts du Canada, à l'effet que Paul Lefebvre quitte la direction artistique des Zones Théâtrales, ayant accepté un poste de conseiller dramaturgique au Centre des auteurs dramatiques (CEAD), l'ATFC et ses membres le remercient chaleureusement de sa généreuse contribution au développement du milieu et de la pratique théâtrale tout au long des dernières huit années. Son engagement personnel, son expertise, ses conseils et son amitié nous ont été précieux, individuellement et collectivement.
Merci Paul !
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Un automne stimulant et bien rempli à la Catapulte...
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Afghanistan, un laboratoire de développement de texte
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L'automne a définitivement été chargé au Théâtre la Catapulte.
L'Illusion comique du Théâtre la Catapulte a remporté un franc succès !
Du 18 au 28 novembre 2009, L'Illusion comique de Pierre Corneille, dans une mise en scène de Dominique Lafon, a séduit les 1760 spectateurs de la région d'Ottawa-Gatineau qui ont assisté au spectacle. Pour un premier classique monté à La Nouvelle Scène, le succès était au rendez-vous ! Le public a voté "Excellent" à 76% et les critiques ont dit:
« Un spectacle rafraîchissant où on découvre le talent brut d'une relève très éduquée, articulée et flamboyante [...] Le quatuor de comédiens brille par sa fougue et sa flamme »
Mélissa Proulx, Voir
« Ô joie ! Chapeau ! Chapeau à toute l'équipe de Dominique Lafon et les jeunes 8 comédiens ! C'était de la douce musique harmonieuse à nos oreilles [...] Il faut saluer le travail exceptionnel de direction d'artistes de Dominique Lafon »
Isabelle Brisebois, Radio Canada
« En confiant les rênes de sa nouvelle production à Dominique Lafon, le Théâtre la Catapulte a misé juste. [...] Sous les yeux du père - et du public - ces personnages se plient à un minutieux ballet verbal où chaque pas est précis et livré avec un plaisir contagieux. La distribution semble s'amuser avec la langue de Corneille. »
Geneviève Turcot, Le Droit
Trois laboratoires de développement de texte à la Catapulte
Malemort de Luc Moquin, dans une mise en lecture de Pierre Antoine Lafon Simard avec Richard Léger, Magali Lemèle, John Doucet, Anie Richer ; Rue de Sésame de Marc-Antoine Cyr avec Sasha Dominique, Vincent Poirier, Pascal Boyer, Marc-André Boyer ; Afghanistan, un texte de Véronique Marie Kaye avec Maxine Turcotte et Jean Stéphane Roy.
Deux vitrines à Contact ontarois 2010 à ne pas manquer !
Le Théâtre la Catapulte et le Théâtre français de Toronto ont été sélectionnés pour présenter un extrait de leur prochaine coproduction le jeudi 14 janvier 2010 : Les Fridolinades de Gratien Gélinas dans une mise en scène de Perry Schneiderman. Un extrait de Afghanistan de Véronique Marie Kaye, la prochaine production pour adolescents du Théâtre la Catapulte, sera présenté le vendredi 15 janvier dans les vitrines jeunesse.
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La Tangente à la Bourse Rideau
Le Théâtre la Tangente de Toronto a été sélectionné pour présenter, en vitrine à la Bourse RIDEAU en février prochain, un extrait de 20 minutes de sa dernière création Comment on dit ça « t'es mort » en anglais?, un spectacle qui avait été chaleureusement accueilli lors de son passage aux Zones Théâtrales en septembre dernier.
"Au théâtre comme dans la vie, les coups de foudre sont rares. Comment on dit ça « t'es mort » en anglais ? vient s'ajouter à la liste des pièces de théâtre que l'on n'oublie pas et qui laissent des traces indélébiles dans notre imaginaire et dans nos coeurs."
Josette Noreau, revue Liaison, no.146
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Un atelier de jeu à Vancouver organisé par l'ACTO
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Terry Tweed, formatrice pour l'ACTO
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Du 11 au 15 décembre dernier, l'Association des compagnies de théâtre de l'Ouest (ACTO) a offert un atelier de jeu à une dizaine d'artistes de l'Ouest canadien. Les comédiens se sont retrouvés à Vancouver pour travailler ensemble sous la direction de Terry Tweed, professeure et spécialiste de théâtre classique. Les cinq compagnies de l'Ouest, le Cercle Molière, le Théâtre du Grand Cercle (Winnipeg), la Troupe du Jour (Saskatoon), L'UniThéâtre (Edmonton) et le Théâtre la Seizième (Vancouver) ont chacune sélectionné plusieurs artistes pour participer à cette formation.
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Les Caisses populaires acadiennes contribuent 100 000 $ à la campagne majeure de financement du TPA !
En novembre dernier, le Théâtre populaire d'Acadie obtenait une généreuse contribution de 100 000 $ des Caisses populaires acadiennes, dans le cadre de sa toute première campagne majeure de financement. « Le Théâtre populaire d'Acadie s'impose comme un phare vivant de la culture et de l'identité acadienne. La mission des Caisses populaires acadiennes étant directement liée à l'épanouissement de la communauté et le domaine des arts étant un excellent moyen d'y parvenir, ce partenariat est donc un geste naturel pour nous », de commenter Camille H. Thériault, PDG des Caisses populaires acadiennes.
Les coprésidents de la campagne, Mme Lucille Collette et M. Jean Lanteigne, sont très reconnaissants de ce geste posé par une institution majeure de la communauté acadienne, surtout dans une période économique incertaine. Cet engagement constitue une marque de confiance et lance un message positif auprès des autres entreprises de la province auxquelles le TPA demande un appui financier.
La campagne profite d'un bel élan de générosité. Jusqu'à présent, la réponse des donateurs a été extrêmement positive puisque sur le nombre de personnes sollicitées, nos donateurs sont plus nombreux que la moyenne des campagnes de sollicitation. En voici un bel exemple concret, les employé.e.s et bénévoles du TPA ont contribué près de 60 000 $ à la campagne interne jusqu'à présent.
Lancée officiellement cet été, la campagne « Multiplions nos rendez-vous magiques! » a comme objectif 1,5 millions $ sur 5 ans, dont 1 million sera mis dans un fonds de dotation. Les membres du cabinet sont fiers d'annoncer que les dons confirmés totalisent déjà 556 414 $. Avec les promesses verbales, ce montant s'élève à 676 414 $, soit 45 % de l'objectif.
Le succès de cette campagne permettra d'assurer le financement des tournées en région et d'offrir une tournée supplémentaire par année. De plus, la relève professionnelle sera mieux soutenue afin d'assurer le développement culturel de la jeune génération. La diffusion du théâtre jeune public sera aussi améliorée et plus de jeunes auront accès à des activités éducatives et à du théâtre professionnel de qualité, créé en Acadie et présenté dans leur langue.
En plus de tenir sa première campagne majeure de financement, le Théâtre populaire d'Acadie souligne son 35e anniversaire cette année. Centre dynamique de création artistique, le TPA est la doyenne des compagnies de théâtre de langue française au Nouveau-Brunswick et a plus de 100 productions à son actif.
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De multiples activités au Trillium
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Classe de maître «amène ton adulte»
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En cette fin d'automne 2009, le Théâtre du Trillium se porte à merveille. Fier de sa production Le Bout du monde présentée à La Nouvelle Scène en octobre dernier, le Théâtre du Trillium s'inscrit désormais dans une dramaturgie contemporaine originale et ouverte sur le monde.
Grâce à une subvention de la Fondation Trillium de l'Ontario, la compagnie lancera prochainement un nouveau volet intitulé : Chuchotements et confidences. Ce volet vise particulièrement à établir des ponts entre la pratique théâtrale et la communauté. Le Talkshow du Trillium, les ateliers-conférences, les classes de maître sont toutes parmi les initiatives qui feront partie de ce nouveau volet.
Début décembre, le Théâtre du Trillium conviait les gens du milieu théâtral et de la communauté à participer à une classe de maître "amène ton adulte". Mylène Roy a guidé des duos adulte-enfant dans des mouvements de yoga, dans l'esprit festif du temps des fêtes.
Afin d'inaugurer l'anniversaire d'investiture du premier président noir des États-Unis, le Théâtre du Trillium accueillera en janvier prochain une performance/discussion autour du désormais célèbre discours de Barack Obama : De la race en Amérique. Il s'agit d'un projet du metteur en scène José Pliya (Caravelle DPI) qui a pour objectif de réunir le public autour d'un événement politico-poétique et d'ouvrir ainsi la discussion sur la question raciale, de façon simple et conviviale. Cet événement convie un public tout autre que celui qui est habitué de fréquenter La Nouvelle Scène.
Le mois dernier, grâce à une bourse du Conseil des arts du Canada, Anne-Marie White et Élise Lefebvre sont allées rendre visite à nos cousins belges. Plusieurs rencontres professionnelles ont été rendues possibles grâce à ce voyage et le Théâtre du Trillium compte bien donner suite à ces rencontres artistiques.
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Le Théâtre de la Vieille 17 grouille de projets
ABC Démolition de Michel Ouellette
Le 11 novembre dernier, l'auteur Michel Ouellette lisait à La Nouvelle Scène (Ottawa) son texte inédit ABC Démolition après avoir travaillé en laboratoire de création avec Roch Castonguay. Ouellette interprétait en solo son texte conçu pour deux voix. Le Théâtre de la Vieille 17 est fier d'avoir offert un appui artistique et logistique à cette exploration dans les frontières, là où l'écriture rencontre l'interprétation, là où l'auteur, l'acteur et le personnage s'entremêlent. ABC Démolition, c'est l'histoire d'un homme et d'une femme dans la bibliothèque d'une école primaire désaffectée. Il est le démolisseur, elle est l'enseignante...
On a tous le même âge, mais pas en même temps de Michèle Matteau, en collaboration avec Esther Beauchemin et Lib Spry
Le Théâtre de la Vieille 17 avait reçu une subvention triennale de la Fondation Trillium et un appui financier de la Fondation communautaire d'Ottawa et de la Fondation franco-ontarienne pour son programme d'animation artistique dans les écoles et la communauté. Après le succès de Terre d'accueil, le volet communautaire de ce programme de la compagnie se termine avec la tournée d'une intervention de théâtre forum sur les préjugés intergénérationnels qui s'intitule On a tous le même âge, mais pas en même temps. Les six comédiens amateurs qui ont reçu l'appui d'une équipe de professionnels expérimentés pour créer le spectacle-intervention, ont joué devant plus de 600 personnes à Sturgeon Falls, Toronto et Ottawa.
Le grand voyage de Petit Rocher
Au cours de l'automne 2009, Le grand voyage de Petit Rocher de Robert Bellefeuille et Chantal Lavallée a été présenté aux Zones Théâtrales, au Théâtre français de Toronto, au Théâtre du Nouvel- Ontario à Sudbury et à L'Arrière Scène de Beloeil. Cette tournée aura permis à 3 734 jeunes d'assister à ce magnifique spectacle jeunesse.
Maïta d'Esther Beauchemin une coproduction du Théâtre de la Vieille 17 et du Théâtre de Sable
Presque 10 ans après sa création, Maïta tourne encore. En effet, ce spectacle fut présenté à la fin octobre aux Gros Becs à Québec dans une série de spectacles qui soulignait les 20 ans de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il est aussi à souligner que les Éditions Prise de parole ont réédité le texte de la pièce, épuisé depuis déjà quelques années.
Sahel de Franco Cantazariti
Esther Beauchemin a invité le metteur en scène André Perrier à recréer ce spectacle lors de la saison prochaine. André Perrier avait créé le spectacle au TNO, en 2003, mais cette fois, il envisage le monter avec des comédiens et des marionnettes. Cette approche inusitée, permettra la transposition poétique de ce texte minimaliste. Un premier laboratoire de création autour de cette oeuvre s'est déroulé à La Nouvelle Scène à la mi décembre 2009, pour se terminer par une lecture publique toujours à La Nouvelle Scène.
Sahel, de l'auteur franco-ontarien Franco Catanzariti, est un cri du coeur contre l'indifférence. La pièce raconte l'histoire d'une mère, oubliée de tous, qui a le cruel devoir de préparer son enfant à accepter sereinement une mort certaine. Marqué pour toujours par son séjour au Sahel lors d'une des pires sécheresses de l'histoire humaine, l'auteur a créé une oeuvre forte, personnelle et poétique.
À la défense des moustiques albinos de Mercé Sarrias, dans une traduction de Philippe Soldevila
Esther Beauchemin et Philippe Soldevila, du Théâtre Sortie de Secours (Québec), étaient présents le 30 novembre dernier aux Fenêtres de la création à Longueuil pour présenter leur prochaine coproduction : À la défense des moustiques albinos de Mercè Sarrias dans une traduction de Philippe Soldevila. À la défense des moustiques albinos c'est une trépidante comédie urbaine présentant cinq personnages d'anti héros aux prises avec le rythme insensé de nos vies modernes. Vous pourrez voir la création finale au Théâtre Périscope de Québec du 16 mars au 21 avril 2010 ou à La Nouvelle Scène d'Ottawa du 21 avril au premier mai 2010. Cette production sera disponible en tournée en 2010-2011-2012.
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Emma Haché au théâtre l'Escaouette
Le théâtre l'Escaouette accueille l'auteure Emma Haché du 4 au 8 janvier 2010 pour un atelier de développement dramaturgique sur son nouveau texte Jackie Vautour. Cet atelier découle d'une collaboration entre le Théâtre français du Centre national des Arts d'Ottawa et le théâtre l'Escaouette, permettant à Emma Haché, originaire du Nouveau-Brunswick, de développer davantage son projet d'écriture avec des interprètes issus de la communauté franco-acadienne. Diane Losier, André Roy, Stéphanie David, Karène Chiasson ainsi que deux autres interprètes accompagneront Emma dans cette importante démarche.
Emma Haché est originaire de Lamèque, en Acadie. La pièce qui l'a fait connaître, L'Intimité, a obtenu de multiples prix dont le Prix du Gouverneur général du Canada, le Prix Éloïze en littérature, le Prix Bernard-Cyr pour l'avancement du théâtre francophone au Canada et la Prime à la création du Fond Gratien-Gélinas. La plupart de ses pièces ont été créées au Québec et en Acadie. Emma Haché se consacre entièrement à l'écriture dramatique et à la scénarisation. Son théâtre est publié aux Éditions Lansman.
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Importante hausse des abonnements au TNO en 2009-10
Malgré la situation économique qui prévaut couramment à Sudbury (ON), avec des mises à pied, une grève dans l'industrie minière et des licenciements dans des entreprises connexes, le Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) a tout de même réussi à faire grimper son nombre d'abonnés qui se situait à environ 150 depuis deux ans à plus de 200 pour la saison 2009-2010, soit une hausse de 36 %. Pour éviter de perdre des abonnés et afin d'en joindre de nouveaux, le TNO offrait en abonnement 4 spectacles pour le prix de 3. Parmi les 204 abonnés de la saison courante, 47 % d'entre eux sont de nouveaux venus. Ce succès peut être attribué au rabais accordé, aux activités de développement de public que la compagnie entreprend systématiquement depuis quatre ans et à l'opinion favorable du public à l'égard de la programmation du TNO.
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Plusieurs prix pour Rearview de la Troupe du Jour
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Gilles Poulin-Denis, dans une photo d'Yvan LeBel
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La production Rearview de La Troupe du Jour a été reconnue dans trois catégories lors de la deuxième soirée annuelle des prix Saskatoon and Area Theatre Awards (SATA) qui a eu lieu récemment. La pièce Rearview, de Gilles Poulin-Denis, dont il est aussi l'interprète solo, a remporté les prix de « Meilleure première pièce d'un auteur », « Meilleure production » et « Meilleure conception sonore ».
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Les Médecins de Molière en tournée au Canada
Les Médecins de Molière, une coproduction du Théâtre français de Toronto et du Théâtre La Catapulte (Ottawa), est mis en scène par Jean Stéphane Roy et sera en tournée à travers tout le pays de mars à mai 2010 !
CALENDRIER DE LA TOURNÉE
- Ottawa, Ontario, à La Nouvelle Scène, du 24 février au 6 mars 2010.
- Sudbury, Ontario, au Théâtre du Nouvel-Ontario, du 23 au 27 mars 2010.
- Edmonton, Alberta, à L'Unithéâtre, du 7 au 11 avril 2010.
- Vancouver, Colombie-Britannique, au Théâtre La Seizième, du 14 au 17 avril 2010.
- Calgary, Alberta, à La Cité des Rocheuses, les 23 et 24 avril 2010.
- Hearst, Ontario, à l'École secondaire catholique, le 29 avril 2010.
- Kapuskasing, Ontario, au Centre régional de loisirs, le 30 avril 2010.
- Timmins, Ontario, au Centre culturel La Ronde, du 1er au 3 mai 2010.
- Pembroke, Ontario, dans La Série Héritage, le 6 mai 2010.
- Alexandria, Ontario, au Centre culturel Les Trois p'tits points, le 7 mai 2010.
- Sarnia, Ontario, au Centre culturel francophone Jolliet, le 15 mai 2010.
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Le 19 novembre 1979, il y a 30 ans, naissait la Compagnie Vox Théâtre
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Pinocchio interprété par la Cie Vox Théâtre
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Le 19 novembre 1979, Pier Rodier fonde le Théâtre du Cabano avec ses amis de l'école secondaire André-Laurendeau. Lucie Desjars fait partie du groupe et Marie-Thé Morin, qui fréquente l'école Charlebois, les rencontre en mai 1980. Quelques mois plus tard, Luc Dorion et Louis Robillard, de l'école Belcourt, se joignent à l'équipe. Ils seront les membres fondateurs de ce qui est aujourd'hui la Compagnie Vox Théâtre. Au fil du temps, bien des gens se grefferont à eux pour produire des spectacles d'ici pour les gens d'ici. Trente ans plus tard, les deux complices, soit Pier Rodier et Marie-Thé Morin, forment toujours un duo artistique allumé et créatif. Leur nouvelle création, Cyrano Tag, prenait l'affiche le 12 décembre dernier à La Nouvelle Scène.
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Le Centre de création du TfT en ébullition permanente
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Manuel Verreydt dans Croquis Urbains, texte et mise en scène de Glen-Charles Landry (Compagnie Croquis Urbains)
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Depuis son ouverture en décembre 2009, le Centre de création du Théâtre français de Toronto est en pleine effervescence artistique. Ce nouvel espace permet à la compagnie de répéter, de créer les costumes et d'avoir ses bureaux sous un même toit. De plus, pour les artistes, les compagnies et les organismes francophones de la région, c'est un nouveau lieu de rencontre et de travail, en plein coeur de Toronto.
En 2009, de nombreux groupes et organismes ont bénéficié de ce formidable outil, parmi lesquels : la troupe Les Indisciplinés de Toronto, la Compagnie Pure Cassis (spectacle Je serai toujours là pour te tuer présenté au Festival SummerWorks 2009), la compagnie La Tangente (spectacle Comment on dit ça « t'es mort » en anglais ?), la compagnie Croquis Urbains (spectacle Croquis Urbains), soit compagnies qui y ont répété leurs productions, ainsi que Access Arts Canada, le Festival Inside Out, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, la Journée Internationale du théâtre, Contact ontarois, FrancoQueer et l'Assemblée générale annuelle de la Franco-Fête.
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Georgette LeBlanc en résidence d'artiste au TPA
Une conversation publique avec Georgette LeBlanc s'est déroulée au Café Phare de Caraquet sous format d'un 5 à 7, le mercredi 4 novembre, dans le cadre de sa deuxième étape de résidence d'artiste au Théâtre populaire d'Acadie. Lors de cette rencontre, Georgette a partagé les préludes de son travail auprès de la communauté dans le but de créer une oeuvre pour la scène inspirée d'histoires du Grand Caraquet, de souvenirs de familles et d'évènements marquants. « Avec toutes les histoires que les jeunes et moins jeunes ont eu la générosité de partager avec moi depuis le début de mon projet, je peux visualiser l'éventuelle pièce de théâtre. » explique-t-elle.
Au cours de sa deuxième étape de résidence, elle a eu l'occasion d'offrir des ateliers de création littéraire à une classe de 10e année de la Polyvalente Louis- Mailloux de Caraquet. Les étudiants ont été invités à rassembler des histoires entourant la Baie-des-Chaleurs et ce, afin de créer et définir un personnage.
Originaire de la Baie Sainte-Marie, Georgette LeBlanc est bien connue pour son succès littéraire Alma, (2007), et possède un cheminement artistique bien étoffé en littérature, en danse et en théâtre corporel. Cette résidence d'artiste a été rendue possible grâce au soutien du Conseil des Arts du Nouveau-Brunswick.
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L'ATFC a rencontré Paul Lefebvre pour dresser un bilan de ses années passées au CNA
Après des études en littérature, Paul Lefebvre est définitivement attiré par le théâtre. Il devient critique et chroniqueur de théâtre, puis enseigne dans des écoles spécialisées en théâtre. Puis il fait le saut dans la pratique théâtrale en tant que telle, signant des traductions et des mises en scène, puis devenant directeur littéraire au Théâtre Denise-Pelletier puis codirecteur artistique de la compagnie Teesri Duniya à Montréal.
Paul Lefebvre est entré au Centre national des Arts en 2001 comme adjoint du directeur artistique du Théâtre français d'alors, Denis Marleau. En cette qualité, il a mis sur pied les Spectacles midi en collaboration avec les musiciens de l'Orchestre du Centre national des Arts, conçu le site Artsvivants.ca du Théâtre français et pris en charge le fonds de Développement du théâtre en régions, destiné aux théâtres francophones du Canada. Il a dirigé, à compter de 2005, trois éditions de la biennale Zones Théâtrales. Mélomane averti, il a aussi travaillé à des activités de savoir et de médiation culturelle avec l'Orchestre du Centre national des Arts.
Paul Lefebvre annonçait tout récemment qu'il quittait le CNA et la direction artistique des Zones Théâtrales pour se consacrer au développement dramaturgique au Centre des auteurs dramatiques (CEAD) à Montréal.
Vous arrivez au CNA en 2001, comme adjoint de Denis Marleau. Pouvez-vous nous parler de vos premières années au CNA et de vos débuts comme directeur artistique des Zones ?
À mon arrivée au CNA, Denis Marleau m'avait confié le dossier de la francophonie canadienne. J'avais tout de même une bonne connaissance du théâtre et des compagnies de l'ATFC. Ma parenté franco-ontarienne et la fréquentation d'étudiants franco canadiens quand j'enseignais à l'École nationale de théâtre, par exemple Marc Prescott du Manitoba, faisaient que j'étais sensibilisé à la francophonie de l'extérieur du Québec et que je n'étais pas totalement ignare. Au printemps 2001, le Festival du théâtre des régions et l'assemblée annuelle de l'ATFC m'ont permis de rencontrer l'ensemble des directions artistiques des compagnies membres de l'ATFC et de me familiariser avec ses principaux dossiers.
Une de mes tâches était de gérer une initiative qui appuyait le développement du théâtre des francophonies canadiennes. Les montants étaient limités mais tout de même utiles pour soutenir les initiatives des compagnies. Rapidement, j'ai voulu appuyer le développement dramaturgique, c'est à dire l'écriture et le travail sur le texte, qui est fondamental pour le théâtre. Un texte fort est le point de départ obligé d'une bonne production, un des facteurs pour une pratique de théâtre intéressante. Grâce à ce programme, des textes ont pu arriver à une certaine force artistique.
Quelle couleur avez-vous donné aux Zones, quelle est la marque de Paul Lefebvre ?
J'ai toujours voulu que le festival favorise la rencontre. Ma boussole, mon leitmotiv, pour le choix de la programmation, tant des pièces que des différentes activités, était de me poser la question de savoir si ça favorisait la rencontre : rencontre des oeuvres avec le public, rencontre des artistes avec le public, rencontre des artistes entre eux ou rencontre des artistes avec d'autres métiers reliés à leur pratique, par exemple des diffuseurs.
L'autre point important pour moi était de combattre, grâce à ce festival et à sa programmation, les préjugés que traînait avec elle la pratique théâtrale franco-canadienne, considérée par certains comme amateur, de seconde classe, folklorique et centrée sur elle-même et ses questions identitaires. Je crois que lors des trois éditions des Zones Théâtrales que j'ai menées, le théâtre du Canada français a prouvé que le lieu d'origine était plus vécu comme un lieu d'ancrage et non pas comme un territoire identitaire fermé. La culture des communautés franco-canadiennes, au sens anthropologique du terme, est un puissant réservoir de symboles et de métaphores que le théâtre peut mettre en mots et en scène.
Dès l'édition de 2005, mais ça s'est encore affirmé en 2007 puis évidemment en 2009, les outils de communication du festival devaient attirer l'attention et refléter l'image d'un théâtre résolument moderne, novateur et créateur. Nous devions faire en sorte de refléter l'image du théâtre canadien-français tel qu'il était vraiment et non pas tel que certains l'imaginaient. Mon souhait a été très certainement exaucé, avec des outils de communication aussi magnifiques qu'efficaces! La programmation des différentes éditions des Zones allaient dans ce sens : présenter un théâtre peut-être un peu plus éloigné du réalisme, à la recherche de métaphores visuelles nouvelles et novatrices, qui dévoilaient une réelle identité artistique. Je voulais favoriser ce qu'il y avait de novateur dans ce théâtre.
Si vous aviez à qualifier chacune des éditions des Zones Théâtrales...
2005 : Rencontres; 2007 : Déploiement; 2009 : Rayonnement.
Je crois que ces trois mots reflètent bien l'état d'esprit et l'évolution du festival. Nous avons établi des bases solides en 2005, qui nous ont permis tranquillement de penser au rayonnement du théâtre franco-canadien. Aussi, au cours des trois éditions dont j'ai assuré la direction artistique, je crois que la force de l'événement reposait sur des coordinations fortes et engagées. Que ce soit avec Annick Huard en 2005, Dalelle Mensour en 2007 ou encore Marie Claude Dicaire en 2009, l'événement était porté par des gens qui travaillaient jusqu'à ce que tout soit parfait. Par exemple, pour l'édition 2009, j'ai beau chercher mais je n'ai pas encore réussi à trouver de coquilles dans la brochure, chose qui ne m'était jamais arrivée de ma vie ! En 2009, on a raccourci les Zones, ajouté un volet d'accueil des diffuseurs qui a d'ailleurs dépassé toutes nos attentes car nous avions envisagé qu'une quinzaine de diffuseurs se montreraient intéressés et finalement quarante-deux ont fait le déplacement !
Avez-vous constaté une évolution dans la pratique théâtrale entre les éditions de 2005 et celle de 2009 ?
Définitivement, la pratique a évolué, je dirais sur trois aspects principaux : circulation, écriture et mise en scène.
Circulation des idées, des textes, des écrits et des productions. C'est devenu plus simple, plus fluide. Des pièces comme Slague, Le Testament du couturier ou les productions jeunesse de la Vieille 17 ont beaucoup tourné et cette circulation apporte une plus grande assurance artistique aux créateurs, aux artistes. La qualité artistique engendre la qualité artistique et les Zones Théâtrales, comme lieu de rencontres et d'émulation, ont certainement favorisé cette circulation des idées et des productions.
J'ai également senti une évolution en ce qui concerne l'écriture. Des initiatives comme celle du théâtre l'Escaouette avec le Festival à haute voix, ou encore le Cercle des écrivains de la Troupe du Jour, viennent encourager des écritures émergentes. Aux Zones 2009, quand j'ai présenté la pièce Rearview de Gilles Poulin-Denis, j'ai mentionné le soir de la première que les personnes présentes allaient assister à la « naissance d'un écrivain » et c'est véritablement ce à quoi nous avons eu le droit avec cette première pièce. En 2011, pour les prochaines Zones, même si je ne serai plus dans le portrait, j'aimerais voir accolé à l'événement un atelier d'écriture qui pourrait se dérouler sur plusieurs journées avant.
Traditionnellement, la mise en scène d'une pièce était assurée par le directeur artistique de la compagnie. J'ai constaté ces dernières années que les invitations à des metteurs en scène de l'extérieur peuvent se révéler un atout, comme par exemple, pour revenir à la pièce Rearview, produite par La Troupe du Jour dans une mise en scène de Philippe Lambert. L'apport d'un regard extérieur est un plus et permet des innovations rafraichissantes.
Vous quittez des Zones Théâtrales solides et bien ancrées. De quoi êtes-vous le plus fier et quels sont vos projets professionnels ?
Les Zones Théâtrales permettent que les artistes reçoivent un autre regard sur leur production. Par exemple, en 2005, on présentait la pièce du Théâtre français de Toronto, Portrait chinois d'une imposteure. À Toronto, la pièce avait reçu un accueil poli mais pas enthousiaste. Dans le cadre des Zones, ce fut un véritable succès. Je suis très fier d'avoir permis à des paroles de résonner ailleurs que dans leur lieu d'origine. Ça permet de changer les perspectives et c'est bénéfique à la fois pour les artistes et les spectateurs.
Une direction artistique aide, oriente et doit indiquer une lecture à son public. Pour moi, des Zones Théâtrales réussies, c'est quand les spectacles se répondent les uns aux autres et que la somme des spectacles devient plus grande que tous les spectacles présentés. Je crois qu'on a véritablement atteint cet objectif avec l'édition 2009, et ce n'est vraiment pas facile de partir quand tout va bien. Le développement dramaturgique me passionne depuis longtemps et je ne pouvais pas passer à côté du poste offert au CEAD.
C'est certain que les conditions de travail et les défis spécifiques des auteurs des francophonies canadiennes vont continuer à être très présents dans mon travail. Aussi, dans le cadre de mon mandat au Conseil québécois du théâtre ( ndlr Paul Lefebvre a été élu vice-président du CQT à l'automne 2009), je compte travailler à tisser des liens plus étroits entre les communautés théâtrales du Canada français et celle du Québec. Ces années de travail avec les artistes francophones m'ont marqué, changé. J'ai appris une nouvelle façon d'être, de voir ou de faire du théâtre qui fait désormais partie de ma personnalité et qui ne me quittera pas.
Entrevue réalisée par Anne-Sophie Ducellier, rédactrice du bulletin de l'ATFC.
Historienne de formation, Anne-Sophie oeuvre depuis une quinzaine d'années dans le milieu des arts et de la culture. Elle est aujourd'hui consultante en communication et gestion de projets et collabore avec de nombreux organismes de la francophonie canadienne.
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Survol des sites internet des membres de l'ATFC : l'Ontario
Après vous avoir présenté les sites des compagnies de l'Ouest du Canada dans le précédent bulletin, voici dans ce numéro de décembre 2009 les sites des compagnies de l'Ontario :
Sept compagnies membres de l'ATFC sont présentes en Ontario :
Dans le Nord, le Théâtre du Nouvel-Ontario propose un site dynamique, avec un intérêt prononcé pour le réseautage social : Outre le blablablogue qui permet de suivre l'actualité du théâtre, on retrouve également le TNO sur Facebook, Twitter, You tube, et un album photo sur flickr. Le TNO a aussi développé plusieurs microsites ou sites parallèles, par exemple Oh! Théâtre consacré à préparer les enseignants et les parents à une première sortie au théâtre avec les jeunes.
À Ottawa, quatre compagnies de théâtre sont membres de l'ATFC : le Théâtre du Trillium, le Théâtre de la Vieille 17, la Compagnie Vox Théâtre, et le Théâtre la Catapulte.
Inauguré au début du mois de décembre, le blogue du Théâtre du Trillium permet à Anne-Marie White, directrice artistique, de prendre la parole et d'occuper sa place sur la blogosphère, place que le Trillium occupe déjà largement sur Facebook.
Le Théâtre de la Vieille 17 présente un site sur lequel on trouve notamment une vingtaine de témoignages de créateurs associés à la Vielle 17. Une section consacrée au 30e anniversaire de la compagnie présente également deux vidéos, l'un du directeur artistique des premières 25 années de la compagnie, Robert Bellefeuille, et l'autre de la directrice artistique actuelle, Esther Beauchemin. La théâtrographie permet de retracer la soixantaine de créations de la Vieille 17 depuis ses débuts.
La Compagnie Vox Théâtre a redonné une nouvelle jeunesse à son site internet au cours de la dernière saison. Outre les spectacles à l'affiche, l'accent est mis sur les stages et ateliers offerts par la compagnie, tant auprès des adultes que des enfants pendant les périodes de relâche scolaire.
Le Théâtre la Catapulte accorde une place importante aux enseignants sur son site, avec un espace qui leur est réservé afin qu'ils puissent trouver toute l'information dont ils ont besoin pour préparer les élèves à assister à une représentation. Le concours d'écriture ou le tournoi de golf, désormais tous deux des incontournables de la Catapulte, sont également bien visibles.
Dans le Sud de l'Ontario, on retrouve le Théâtre français de Toronto et le Théâtre la Tangente.
Entièrement remanié, le site du Théâtre La Tangente a gagné en clarté et en luminosité. De belles photos des productions passées ou présentes viennent souligner une information complète et facile à trouver.
Le Théâtre français de Toronto propose un site tout en couleurs, avec une version en français et une autre en anglais. L'achat de billets en ligne, la section consacrée aux enseignants ou encore celle réservée aux médias permet une utilisation fluide du site.
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Appel aux dossiers pour les Chantiers/ constructions artistiques au Carrefour international de théâtre de Québec
tectoniK_, compagnie de création de la ville de Québec, en collaboration avec le Carrefour international de théâtre et Premier Acte, présente, en mai et juin 2010, la troisième édition des Chantiers / constructions artistiques.
Pour une troisième année, les artistes sélectionnés auront l'occasion d'offrir des spectacles peu ou jamais présentés, des laboratoires de création et des lectures publiques. Ces Chantiers seront offerts principalement durant les deux dernières semaines du Carrefour international de théâtre de Québec, soit du 30 mai au 12 juin 2010.
L'appel de projets s'adresse à tous les artistes professionnels du milieu des arts de la scène. Les compagnies et artistes intéressés à y participer doivent faire parvenir un dossier complet au plus tard le 8 janvier 2010 en format pdf ou word à l'adresse électronique suivante : tectonik_creation@yahoo.ca.
Les compagnies et les artistes du théâtre franco canadien sont invités à soumettre des dossiers en grand nombre. Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site du Carrefour international de théâtre de Québec, sous la rubrique À propos du Carrefour.
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La Fondation RBC et la Fondation pour l'avancement du théâtre francophone au Canada créent le Prix national d'excellence RBC
Au cours des derniers mois, la Fondation pour l'avancement du théâtre francophone établissait un partenariat avec la Fondation RBC, menant à la création d'un 5e Prix d'excellence, soit le Prix national d'excellence RBC qui, à compter de 2010, viendra chapeauter les quatre prix régionaux accordés annuellement depuis 2006 à des artistes franco-canadiens.
Le Prix national d'excellence RBC sera doté d'une bourse de 6 000 $, permettant à l'artiste franco canadien récipiendaire de réaliser un projet de perfectionnement ou de création en théâtre. L'artiste qui se méritera ce prix national sera sélectionné par un jury de trois professionnels du milieu théâtral chargé d'évaluer l'ensemble des dossiers reçus suite au concours national qui sera lancé en mars 2010.
« Je suis très heureuse et fière que notre Fondation se mérite la confiance d'une fondation aussi importante que la Fondation RBC qui, en 2008 seulement, a contribué plus de 50 millions de dollars à des oeuvres de bienfaisance, dont un important programme consacré aux jeunes artistes, une mission qui rejoint celle de notre fondation », déclarait Jacqueline Pelletier, présidente de la Fondation pour l'avancement du théâtre.
RBC croit que le rayonnement des arts permet d'enrichir notre vie et nos collectivités. Son soutien par le truchement du projet Jeunes artistes RBC repose sur des partenariats à long terme avec des organismes dans tous les domaines des arts. Pour en savoir davantage, visitez le site de la Fondation RBC.
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Daniel Cournoyer entame un deuxième mandat à la présidence de PACE
L'organisme de service aux arts du nom de Professional Arts Coalition of Edmonton (PACE) confiait récemment un deuxième mandat de deux ans à la présidence à Daniel Cournoyer, directeur artistique et général de l'UniThéâtre (Edmonton). PACE, fondé en 1986, regroupe les organismes artistiques et les artistes professionnels de la grande région d'Edmonton. L'association défend les intérêts de ses membres et assure un travail de représentation et de liaison auprès de diverses instances. PACE produit annuellement, en collaboration avec la Ville d'Edmonton et le bureau du Maire de la municipalité, un Gala des arts. Lors d'élections, l'association coordonne une campagne connue sous le nom de ArtsVote. Au cours de la dernière année, PACE s'est lancé sur la scène provinciale en organisant une campagne de sensibilisation auprès des élus : plus de 40 députés provinciaux ont rencontré des professionnels du milieu des arts au cours des derniers mois, initiative qui menait à un événement au Parlement provincial en novembre dernier.
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Une troupe communautaire à Halifax
En 2007, l'auteure, metteure en scène et comédienne Pascale Roger-McKeever mettait sur pied un atelier en théâtre à l'intention d'amateurs de la communauté francophone de Halifax. Suite au succès que connaît cette première initiative, elle propose aux participants de monter une production. En juin 2008, la pièce Les sept jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette, est présentée au Studio du Théâtre Neptune et la troupe Ça cloche dans ma caboche est née!
Du 1er au 3 décembre dernier, la troupe présentait sa troisième production, Les quatre morts de Marie, aussi de Carole Fréchette, mise en scène par Pascale Roger-McKeever qui demeure l'âme dirigeante de la troupe communautaire. Pascale poursuit en parallèle sa carrière et rêve de doter la Nouvelle-Écosse d'une première compagnie de théâtre professionnelle francophone.
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Les arts au coeur de l'école, un dépliant de l'Alliance culturelle de l'Ontario
L'Alliance culturelle de l'Ontario (l'ACO) a publié récemment un dépliant promotionnel intitulé « Les arts au coeur de l'école - Pour une meilleure collaboration entre les arts et l'éducation » afin de recruter des membres pour siéger à la Table Arts et Éducation de l'Ontario.
En effet, une première consultation entre le milieu de l'éducation et celui des arts et de la culture s'est déroulée en 2006, avec le projet Élargissement de la mobilisation dans le dossier Lien langue-culture-éducation, coordonné par la FCCF. La concertation s'est poursuivie depuis entre des membres de l'Alliance culturelle de l'Ontario et le ministère de l'Éducation de l'Ontario. Aujourd'hui, les acteurs en place souhaitent élargir la composition du groupe afin d'inclure des intervenants clés du secteur des arts et de l'éducation.
L'ACO fait la promotion de trois bonnes raisons d'inclure l'art dans les écoles :
L'art comme outil de développement personnel et d'intégration : De nombreuses études ont démontré que l'intégration des arts et de la culture en milieu scolaire permet aux jeunes de développer une plus grande estime de soi, une plus grande créativité, de bâtir leur personnalité, de s'intégrer à la communauté tout en s'ouvrant au monde. L'éducation artistique est importante parce qu'elle stimule la créativité, l'esprit critique et la discipline personnelle, développe l'aptitude à travailler en groupe et à communiquer clairement, enseigne la diversité, favorise la cohésion sociale et préserve les traditions culturelles.
L'art comme outil privilégié de construction identitaire : L'art et l'éducation sont les deux piliers de la défense et de la promotion de la langue et de l'affi rmation de l'identité chez les jeunes. L'intégration des arts et de la culture en milieu scolaire favorise le développement de l'identité de l'élève dans toutes les sphères de sa personne (intellectuelle, affective, physique, sociale, esthétique et culturelle) et renforce son sentiment d'appartenance à une communauté immédiate ou élargie.
L'art comme outil de motivation scolaire : L'intégration des arts à l'école augmente la motivation pour les études et l'apprentissage tout en réduisant le décrochage. Les arts facilitent également l'approche de sujets plus délicats en permettant au jeune de vivre l'expérience sans la réaliser lui-même concrètement. Intégrer les arts et la culture à l'école peut aussi attirer plus d'élèves dans les écoles francophones.
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Élections au conseil d'administration du Conseil québécois du théâtre
Le samedi 17 octobre dernier, le Conseil québécois du théâtre (CQT) tenait une assemblée électorale afin de renouveler son conseil d'administration. Parmi les 9 praticiens élus, notons la présence de certains professionnels qui, au fil des ans, ont appris à connaître les réalités du théâtre franco canadien.
Sylvain Massé, comédien et codirecteur artistique du Théâtre Motus, a été élu à la présidence. Rappelons que Sylvain Massé interprétait à l'automne 2007 le rôle du père dans Le chien, de Jean-Marc Dalpé, une production du Théâtre du Nouvel-Ontario.
Par ailleurs, Paul Lefebvre, qui était jusqu'à tout récemment le directeur artistique des Zones Théâtrales du Centre national des Arts, et dont l'intérêt pour la pratique théâtrale au Canada français n'est plus à démontrer, a été élu à l'un des deux postes de vice-président.
L'ATFC se réjouit de ces deux nominations et souhaite beaucoup de succès au nouveau conseil d'administration du CQT dans l'accomplissement de son mandat.
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ONF : Le monde change. Nos histoires continuent.
Regardez des centaines de films de l'Office national du film (ONF) n'importe où, n'importe quand, gratuitement. Des documentaires , des films d'animation et des fictions sont disponibles sur le site de l'Office national du film. Plus de six cents films sont déjà disponibles et vous pourrez y repérer vos préférés rapidement, soit à partir du titre ou de son réalisateur.
Ou encore, visionnez les derniers courts métrages de la jeune cinéaste Andréanne Germain, dans le cadre du projet Engage-toi ! de l'ONF, soit Le Nord, fermé jusqu'à avis contraire (3 min 23), Grand Tintamarre (3 min 22) et Saint-Pierre et Miquelon (2 min 55). Pour voir ces films, rendez-vous au http://blogue.onf.ca/engage-toi/category/film-du-mois/.
Bon visionnement!
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L'Économie des arts en temps de crise
En novembre dernier, plus de 150 personnes se retrouvaient à HEC Montréal à l'occasion du colloque L'Économie des arts en temps de crise. Ce rendez-vous important visait à rendre compte de la situation financière des organismes culturels au Québec, au Canada et en Angleterre dans un contexte de crise économique, et à explorer différentes pistes de solution pour leur santé financière durable. André Courchesne et Johanne Turbide, chercheurs à HEC Montréal, ont notamment présenté l'étude L'Économie des arts en temps de crise. Vous pouvez consulter cette étude et plusieurs des présentations du colloque sur le site de l'École HEC, au www.culturemontreal.ca
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Editeur : Association des théâtres francophones du Canada
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